L’absence : que devient mon chien quand je ne suis pas là ?

L’absence du maître est un évènement que chaque chien peut ressentir très différemment : il peut le vivre parfaitement bien, comme être traumatisé. Il est donc indispensable, avant même d’adopter un chien, de se demander ce qu’il va devenir quand on sera absent… que ce soit pour une heure, une journée ou une semaine ! N’ayez pas peur : une fois qu’on y a réfléchi, tout roule. Il faut juste être bien sûr du déroulement des choses ; comme ça, quand on aura notre ami à 4 pattes, on saura de suite à quoi l’habituer pour que tout se passe bien.

NOTRE EXPERIENCE

Bon, voilà, je ne vous le cache pas, nous n’avons pas eu une démarche suffisamment approfondie dans l’anticipation de ce que deviendrait notre chienne en notre absence ! En fait, nous avons pensé au plus long (vacances où on ne pourrait pas l’emmener), mais pas au quotidien (journées de travail). Et il faut savoir qu’il est bien plus facile, et rentable, de faire garder son chien sur une longue période que sur une courte, quand on n’a pas prévu !

Avant même d’acheter notre chienne, j’ai demandé à mes parents s’ils seraient d’accord de la garder quand on n’aurait pas le choix, pendant des week-ends ou des vacances. Notre chance, c’est qu’ils ont un très grand terrain, et ils ont toujours eu des chiens jusqu’à il y a quelques années, donc ils ont adoré l’idée !

Pour le quotidien, nous avons improvisé avec le temps : grosse erreur ! 🙁 C’était très dur, au début. Nous étions en vacances quand nous sommes allés la chercher, et avons passé une semaine et demie avec elle avant de reprendre le travail. Et là… très compliqué ! On s’est laissé surprendre sur de multiples choses, car on n’avait rien anticipé du tout.

Pourquoi nous n’avons pas pu la laisser dehors avant ses 4 ou 5 mois :

Déjà, elle était bien trop petite et vulnérable pour la laisser seule en extérieur, même si nous n’avions pas de souci en ce qui concernait la température, puisque nous étions à la fin de l’été. Mais il y avait aussi d’autres raisons bien plus terre à terre :

Les vaccins : un chiot ne peut pas être laissé seul en extérieur tant qu’il n’est pas protégé contre certaines maladies. Et ces vaccins prennent un certain temps, à cause des rappels ! Donc, hors de question de la laisser dehors.

L’enceinte de notre terrain : notre chienne était si petite qu’elle aurait pu s’enfuir en passant à travers la clôture !

La crainte des vols : un chien de race (le Doberman, dans notre cas) est la proie des voleurs, car il a de la valeur. Un chiot sans défense ne se laisse pas à leur merci ! Il nous fallait attendre qu’elle grandisse assez pour dissuader un peu.

Nous avons donc vécu plusieurs étapes, de surprises en inquiétudes…

Comment on a géré le quotidien jusqu’à ce qu’on puisse la laisser dehors :

Finalement, nous avons découvert notre maison en découvrant notre chienne ! En effet, nous avions emménagé à peine 8 mois avant de l’accueillir…

Un parc à chiots était au-dessus de nos moyens : nous avons donc du trouver un endroit où on pourrait l’isoler du reste de la maison. Car un chiot doit faire ses besoins souvent ! En notre absence, il fallait absolument qu’on réduise son champ d’action. Nous l’avons donc d’abord isolée dans un couloir avec une barrière pour bébés ; ce couloir donnait sur un escalier, et elle a réussi un jour à escalader par la rampe et à se retrouver dans les marches ! Il fallait un endroit plus sûr.

Nous sommes passés à la cuisine, qui, étant américaine, a dû être « isolée » grâce à la même barrière pour bébés. Jusqu’à ce qu’elle parvienne à passer par-dessus le bar qui séparait la cuisine du reste de la maison ! C’est le top qu’on attendait : on pouvait la laisser dehors, car elle était maintenant assez grande.

Quelle épopée, n’est-ce pas ? Nous sommes coupables de ne pas avoir pensé à tout ça plus tôt. Mais les problèmes ne s’arrêtent pas là…

Que faire l’hiver ?? Car nous avons choisi un Doberman, un chien sans sous-poil, donc sensible au froid et à l’humidité. En gros, en-dessous de 0°C, il est impensable de le laisser dehors… Or, le Doberman a besoin d’espace pour se défouler, sinon il joue avec ce qui lui tombe sous la patte, même s’il y a des jouets à côté ! Nous revoilà face au problème de notre absence quotidienne sur une large plage horaires.

Du coup, on la laisse à l’intérieur le matin, quand il fait vraiment trop froid, et on la libère le midi pour qu’elle passe l’après-midi dehors, avec un joli petit manteau ! (oui, je vous mets une photo très vite, comme promis dans l’article sur le Doberman ! 🙂 ) Mais ça implique à nouveau des allers-retours… petit corvée.

La bonne idée que pratique Françoise, de SOS Shar-peï, c’est de faire une chatière dans la porte de son garage, tout simplement. Ainsi, quand il fait froid, le chien peut aller se réchauffer à volonté sans avoir accès au reste de la maison, qui peut craindre les défoulements canins !

Super idée, non ? Mon problème pour le moment… c’est que je n’ai pas de garage ! Snif ! 🙂 Heureusement, nous allons bientôt déménager, et nous serons « équipés » ! C’est donc noté pour plus tard !

A RETENIR

On en revient à ce qu’on se disait dans l’article Comment choisir son chien ? : il faut absolument faire son choix en fonction de son rythme de vie. Il est indispensable de se renseigner un tant soit peu en amont et réfléchir à ce que sera le quotidien avec lui… et sans vous !

Dans un prochain article, je vous raconterai comment on a réussi à faire en sorte que notre chienne vive bien la séparation et les week-ends chez mes parents. Car aujourd’hui, tout se passe à merveille ! C’est qu’au moins pour ça, on ne s’est pas trompés ! 🙂

Pour terminer, sur les longues périodes comme les vacances, nous faisons toujours en sorte de l’emmener avec nous, mais la solution de mes parents nous dépanne quand on n’a pas le choix. Si vous n’avez pas autour de vous quelqu’un qui pourra jouer ce rôle, sachez sur une longue période, pour un prix acceptable.

J’aurais personnellement deux conseils à vous donner quand vous devez laisser votre chien longtemps :

Demandez, ne cherchez pas sur internet ou autre média. C’est comme tout : le mieux, c’est le bouche-à-oreille.

Choisissez une garde chez des particuliers : le chenil, c’est très risqué car il y a beaucoup de chiens, et on ne sait jamais comment ils se comporteront. Chez des particuliers (qui en gardent souvent plusieurs, mais d’un nombre bien plus limité), votre chien sera choyé et bien traité à coup sûr… encore plus si vous avez suivi le conseil précédent ! Si la personne vous est recommandée par un ami ou quelqu’un de confiance, c’est qu’elle a fait ses preuves !

Je suis à l’écoute de vos propres expériences sur le sujet, si vous êtes ou avez déjà été propriétaire de chien(s)… car nos débuts ont été très chaotiques, et je n’en suis pas fière ! J’espère pouvoir vous éviter de faire ces erreurs ! 🙂

Aloux

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2 comments

  • Karole on décembre 10, 2012 at 8:14 said:

    C’est en faisant des erreurs qu’on apprend ! 🙂
    Mais en fait vous vous êtes bien débrouillé.
    On ne peut pas penser à tout en prenant un chien, ça vient au fur et à mesure.
    Et puis le chien s’adapte à notre mode de vie.
    En tout cas, la barrière pour bébé est un must ! J’en ai deux chez moi.

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