Education du chien : le rappel… ça se passe plutôt bien !

Voilà 2 semaines que j’ai pris la décision de poursuivre l’éducation de notre chienne malgré ses 1 an et demi bien tassés, et je souhaitais vous faire un petit suivi de l’opération pour notre première étape : le rappel aux pieds.

Et bien, pour l’instant, je ne peux dire qu’une seule chose : merci Jean-Luc ! 🙂 Pour ceux qui n’auraient pas suivi l’histoire, je me base sur les conseils et méthodes de Jean-Luc du blog Eduquer son chien. Je vous invite à consulter mon article Le rappel : je m’y remets ! pour comprendre le commencement.

Alors, comme je l’avais prévu, je fais travailler ma Gaia le plus régulièrement possible, c’est-à-dire que je m’emploie à l’entraîner sur cet exercice chaque jour, même si nous n’avons que peu de temps. Et j’ai la sensation que c’est cette subtilité qui fait toute la différence dans son comportement !

Je pense avoir la preuve que peu mais souvent, vaut mieux que beaucoup de temps en temps !

LA METHODE DU RAPPEL AUX PIEDS

Pour le rappel comme pour tout autre exercice, il est important que chaque ordre soit associé à 1 geste et 1 mot uniques. Il faut surtout bien retenir ça. Ca a été notre erreur jusque là : nous appelions notre chienne sans donner d’ordre particulier, pensant qu’en entendant son nom, elle reviendrait. Non, non, non, ce n’est pas aussi simple ! Il faut :

– dire le nom de votre chien
– dire le mot qui correspond à l’ordre que vous souhaitez lui donner
– faire simultanément le geste associé à l’ordre

Être bien clair là-dessus simplifie énormément la tâche, je vous le garantis.

Ensuite, l’ingrédient primordial est la récompense. Vous ne pouvez pas passer à côté pour un bon apprentissage. Votre chien doit être motivé, et la récompense est ce qui marche le mieux ! C’est en le faisant travailler qu’au fur et à mesure, vous alternerez les récompenses type friandise avec les récompenses type caresses et félicitations, pour qu’à force de répétition, votre animal obéisse sans plus réfléchir.

Enfin, il faut toujours penser à la notion du rappel positif. Je vous avoue que ce terme m’est resté obscur quelques temps. En fait, il ne faut pas rappeler votre chien pour lui faire subir quelque chose de négatif, tout simplement ! Par exemple, pour le gronder, pour l’attacher, ou toute autre chose qui pour lui, n’est pas réjouissante. Au contraire, il faut toujours le rappeler pour quelque chose de positif : la récompense, soit, mais ensuite le jeu, ou la liberté, ou la balade qui continue paisiblement, etc. Si vous ne suivez pas ce précept, vous aurez beau lui faire miroiter une récompense, il ne viendra pas ! Ils sont malins, nos amis à 4 pattes !

NOTRE CHOIX DE METHODE DE RAPPEL AUX PIEDS

Nous avons décidé de suivre cette méthode en faisant les choix suivants :
– notre ordre : « Viens ! »
– notre geste : la main contre la cuisse

Autre subtilité que Jean-Luc invite à pratiquer : quand elle arrive à nos pieds, nous attendons 2 ou 3 secondes avant de lui donner la friandise. Du coup, notre chienne a le réflexe de s’asseoir ! Nous, ça nous va bien ! 🙂

1ère ETAPE DU TRAVAIL : le rappel en laisse

Quand on commence à travailler l’obéissance de son chien, on peut pratiquer chez soi, pour le laisser en liberté, ou en extérieur, mais avec son chien en laisse, puisqu’on ne le maîtrise encore pas assez.

Au bout de deux semaines de pratique (un peu chaque jour), quand elle est en laisse, elle réagit vraiment très bien. La seule réserve est en fin de balade, car elle a un peu plus de mal à se concentrer (fatigue après s’être défoulée…). Jean-Luc, mon coach à distance, m’a dit que c’était tout à fait normal. Attention, il ne faut pas oublier que chaque apprentissage prend du temps, et qu’il faut plusieurs mois avant de pouvoir dire qu’il est acquis !

En tout cas, à part ces petites « faiblesses » de fin de promenade, en laisse, elle maîtrise très bien, c’est du bonheur !

Il est possible que le fait qu’elle ait déjà 1 an et demi et quelques bases nous ait facilité un peu la tâche, je ne saurais le dire. En tout cas, elle a des acquis qu’on lui a appris quand elle était petite, je pense que ça joue.

2ème ETAPE DU TRAVAIL : le rappel en liberté

J’avoue que j’ai testé (déjà !) cet exercice sans laisse, juste pour voir… Un miracle !! 🙂 🙂 Bon, allez, je m’enflamme un peu, mais quel plaisir de la voir réagir et venir de suite… c’est extrêmement gratifiant.

Je ne l’ai fait qu’une fois, car nous étions seules et j’ai voulu essayer, comme ça. Elle est venue instantanément, mais je vais attendre un peu avant de le pratiquer régulièrement. Pour l’instant, le travail en laisse continue. J’espère que je ne vais pas me faire gronder par mon professeur ! 🙂

En tout cas, ça marche très bien. Je pense que je ne vais pas tarder à essayer d’autres ordres. Dès que nous aurons notre caméra, je vous montrerai tout ça, promis !

Le plus logique serait peut-être de passer à la marche aux pieds…?

Aloux

L’absence : que devient mon chien quand je ne suis pas là ?

L’absence du maître est un évènement que chaque chien peut ressentir très différemment : il peut le vivre parfaitement bien, comme être traumatisé. Il est donc indispensable, avant même d’adopter un chien, de se demander ce qu’il va devenir quand on sera absent… que ce soit pour une heure, une journée ou une semaine ! N’ayez pas peur : une fois qu’on y a réfléchi, tout roule. Il faut juste être bien sûr du déroulement des choses ; comme ça, quand on aura notre ami à 4 pattes, on saura de suite à quoi l’habituer pour que tout se passe bien.

NOTRE EXPERIENCE

Bon, voilà, je ne vous le cache pas, nous n’avons pas eu une démarche suffisamment approfondie dans l’anticipation de ce que deviendrait notre chienne en notre absence ! En fait, nous avons pensé au plus long (vacances où on ne pourrait pas l’emmener), mais pas au quotidien (journées de travail). Et il faut savoir qu’il est bien plus facile, et rentable, de faire garder son chien sur une longue période que sur une courte, quand on n’a pas prévu !

Avant même d’acheter notre chienne, j’ai demandé à mes parents s’ils seraient d’accord de la garder quand on n’aurait pas le choix, pendant des week-ends ou des vacances. Notre chance, c’est qu’ils ont un très grand terrain, et ils ont toujours eu des chiens jusqu’à il y a quelques années, donc ils ont adoré l’idée !

Pour le quotidien, nous avons improvisé avec le temps : grosse erreur ! 🙁 C’était très dur, au début. Nous étions en vacances quand nous sommes allés la chercher, et avons passé une semaine et demie avec elle avant de reprendre le travail. Et là… très compliqué ! On s’est laissé surprendre sur de multiples choses, car on n’avait rien anticipé du tout.

Pourquoi nous n’avons pas pu la laisser dehors avant ses 4 ou 5 mois :

Déjà, elle était bien trop petite et vulnérable pour la laisser seule en extérieur, même si nous n’avions pas de souci en ce qui concernait la température, puisque nous étions à la fin de l’été. Mais il y avait aussi d’autres raisons bien plus terre à terre :

Les vaccins : un chiot ne peut pas être laissé seul en extérieur tant qu’il n’est pas protégé contre certaines maladies. Et ces vaccins prennent un certain temps, à cause des rappels ! Donc, hors de question de la laisser dehors.

L’enceinte de notre terrain : notre chienne était si petite qu’elle aurait pu s’enfuir en passant à travers la clôture !

La crainte des vols : un chien de race (le Doberman, dans notre cas) est la proie des voleurs, car il a de la valeur. Un chiot sans défense ne se laisse pas à leur merci ! Il nous fallait attendre qu’elle grandisse assez pour dissuader un peu.

Nous avons donc vécu plusieurs étapes, de surprises en inquiétudes…

Comment on a géré le quotidien jusqu’à ce qu’on puisse la laisser dehors :

Finalement, nous avons découvert notre maison en découvrant notre chienne ! En effet, nous avions emménagé à peine 8 mois avant de l’accueillir…

Un parc à chiots était au-dessus de nos moyens : nous avons donc du trouver un endroit où on pourrait l’isoler du reste de la maison. Car un chiot doit faire ses besoins souvent ! En notre absence, il fallait absolument qu’on réduise son champ d’action. Nous l’avons donc d’abord isolée dans un couloir avec une barrière pour bébés ; ce couloir donnait sur un escalier, et elle a réussi un jour à escalader par la rampe et à se retrouver dans les marches ! Il fallait un endroit plus sûr.

Nous sommes passés à la cuisine, qui, étant américaine, a dû être « isolée » grâce à la même barrière pour bébés. Jusqu’à ce qu’elle parvienne à passer par-dessus le bar qui séparait la cuisine du reste de la maison ! C’est le top qu’on attendait : on pouvait la laisser dehors, car elle était maintenant assez grande.

Quelle épopée, n’est-ce pas ? Nous sommes coupables de ne pas avoir pensé à tout ça plus tôt. Mais les problèmes ne s’arrêtent pas là…

Que faire l’hiver ?? Car nous avons choisi un Doberman, un chien sans sous-poil, donc sensible au froid et à l’humidité. En gros, en-dessous de 0°C, il est impensable de le laisser dehors… Or, le Doberman a besoin d’espace pour se défouler, sinon il joue avec ce qui lui tombe sous la patte, même s’il y a des jouets à côté ! Nous revoilà face au problème de notre absence quotidienne sur une large plage horaires.

Du coup, on la laisse à l’intérieur le matin, quand il fait vraiment trop froid, et on la libère le midi pour qu’elle passe l’après-midi dehors, avec un joli petit manteau ! (oui, je vous mets une photo très vite, comme promis dans l’article sur le Doberman ! 🙂 ) Mais ça implique à nouveau des allers-retours… petit corvée.

La bonne idée que pratique Françoise, de SOS Shar-peï, c’est de faire une chatière dans la porte de son garage, tout simplement. Ainsi, quand il fait froid, le chien peut aller se réchauffer à volonté sans avoir accès au reste de la maison, qui peut craindre les défoulements canins !

Super idée, non ? Mon problème pour le moment… c’est que je n’ai pas de garage ! Snif ! 🙂 Heureusement, nous allons bientôt déménager, et nous serons « équipés » ! C’est donc noté pour plus tard !

A RETENIR

On en revient à ce qu’on se disait dans l’article Comment choisir son chien ? : il faut absolument faire son choix en fonction de son rythme de vie. Il est indispensable de se renseigner un tant soit peu en amont et réfléchir à ce que sera le quotidien avec lui… et sans vous !

Dans un prochain article, je vous raconterai comment on a réussi à faire en sorte que notre chienne vive bien la séparation et les week-ends chez mes parents. Car aujourd’hui, tout se passe à merveille ! C’est qu’au moins pour ça, on ne s’est pas trompés ! 🙂

Pour terminer, sur les longues périodes comme les vacances, nous faisons toujours en sorte de l’emmener avec nous, mais la solution de mes parents nous dépanne quand on n’a pas le choix. Si vous n’avez pas autour de vous quelqu’un qui pourra jouer ce rôle, sachez sur une longue période, pour un prix acceptable.

J’aurais personnellement deux conseils à vous donner quand vous devez laisser votre chien longtemps :

Demandez, ne cherchez pas sur internet ou autre média. C’est comme tout : le mieux, c’est le bouche-à-oreille.

Choisissez une garde chez des particuliers : le chenil, c’est très risqué car il y a beaucoup de chiens, et on ne sait jamais comment ils se comporteront. Chez des particuliers (qui en gardent souvent plusieurs, mais d’un nombre bien plus limité), votre chien sera choyé et bien traité à coup sûr… encore plus si vous avez suivi le conseil précédent ! Si la personne vous est recommandée par un ami ou quelqu’un de confiance, c’est qu’elle a fait ses preuves !

Je suis à l’écoute de vos propres expériences sur le sujet, si vous êtes ou avez déjà été propriétaire de chien(s)… car nos débuts ont été très chaotiques, et je n’en suis pas fière ! J’espère pouvoir vous éviter de faire ces erreurs ! 🙂

Aloux

Education du chien : le rappel… je m’y remets !

Amis bloggeurs et internautes, ça y est, c’est dit, on se remet à l’éducation de notre chienne !!

Oui, vous allez me dire que c’est bien courageux de s’y attaquer alors qu’elle a déjà 1an1/2… Mais je refuse de baisser les bras ! C’est une chienne tellement gentille… son manque de retenue et d’attention gâche tout.

Pour tout vous dire, nous avons suivi des cours de dressage dès son plus jeune âge, et ça commençait très bien. Mais c’est là que le bât blesse : nos métiers respectifs ne nous ont pas permis de la faire travailler chaque jour, et toutes les bases sont là, mais non exploitées.

J’ai donc pris la décision de m’y atteler, même si ça prendra du temps.

N’ayant plus les moyens de nous payer des cours, je vais donc « tester » en live, avec vous, les conseils de Jean-Luc, dont vous trouverez ci-contre le lien vers son blog « Eduquer son chien« . Il a eu de très bons retours de ses lecteurs, et son savoir-faire permet un encadrement à distance qui semble adapté.

Il ne faut de toute façon pas se voiler la face : c’est en travaillant chaque jour et avec persévérance qu’on parvient à éduquer son chien. Il faut passer du temps avec lui, le comprendre, que l’un connaisse l’autre par coeur, et je suis sûre que malgré son âge, je peux y arriver !

Par contre, je suis quelqu’un de très méthodique et qui n’aime se concentrer que sur une chose à la fois. J’ai donc décidé de commencer par lui faire travailler le rappel aux pieds. De toute façon, au vu du temps que j’ai, travailler plusieurs choses en même temps serait utopique ! Donc, on va commencer par ça, et quand je verrai qu’elle commence à bien l’acquérir, je commencerai à lui faire travailler autre chose… etc. !

Je vous raconte ça très vite dans un prochain article ! N’hésitez pas, si vous avez des conseils à me donner… ? 🙂

Aloux

Le Shar-peï

[article invité]

Vous avez déjà vu ces petits chiots plein de plis ? Ce sont des Shar-peï !

Une fois adulte, les plis s’estompent. Il en reste juste au niveau de la tête et du garrot. A son physique molossoïde très particulier s’ajoute une langue bleue (comme pour les chow-chow).

Le Shar-peï a la réputation d’avoir une santé délicate. Pourtant il ne développe pas plus d’affections que la plupart des chiens de race. Et malheureusement, l’on sait que chaque race a ses affections privilégiées.

Je vis actuellement avec trois Shar-peï, l’un âgé de six ans et les deux autres de trois ans.

Profil du maître
:

Nous sommes…
… un couple de jeunes actifs sans enfant (la quarantaine), propriétaires d’une maison avec jardin, en ville, à proximité d’espaces verts.

Nous travaillons…
… en horaires décalés, du lundi au vendredi, et sommes absents approximativement 6 heures par jour.

Nos activités…
Nous sommes plutôt sédentaires. Monsieur est bricoleur et motard, moi-même suis plutôt adepte de lecture, musique et juste ce qu’il faut de sport.

Profil du chien :

Le Shar-peï est de taille moyenne (sa tête arrive en bas des cuisses). Il est puissant et compact. Certains sont un peu plus élancés. Le poids de mes chiens varie entre 26 et 30 kg, mais ce sont de grands gabarits pour la race.

Le Shar-peï est un chien calme, plutôt indépendant, qui semble réfléchir au bien-fondé de vos instructions à chaque fois que vous donnez un ordre. Il n’est pas facilement excitable.

Il ne recherche pas forcément la présence des autres chiens et les apprécie peu quand ceux-ci sont très excités ou le sollicitent de trop. Mais en général, il tolère très bien ses congénères. Pendant plusieurs années ont cohabité chez moi 3 mâles non castrés.

Contrairement aux rumeurs à son sujet, le Shar-peï ne nécessite pas d’entretien particulier, que ce soit de la peau, des plis ou des yeux. Seules les oreilles ont tendance à s’encrasser rapidement. Le Shar-peï ne se toilette pas et se contente d’1 ou 2 lavages par an.

Ces chiens s’adaptent très facilement. Que vous viviez en appartement ou en maison avec un grand jardin, tout lui va du moment qu’il garde un œil sur vous. Il n’a pas un grand besoin de se dépenser, quelques sorties par jour lui vont très bien. Mais si vous voulez faire du sport avec lui, cela lui conviendra également.

Quant à leur longévité, pour information, mes deux premiers shar-peï sont décédés à l’âge de neuf ans.

Les principales qualités du Shar-peï :

Nous souhaitions un chien calme car les chiens excités, qui vous sollicitent tout le temps, ont tendance à m’agacer rapidement.

Ni trop petit, ni trop grand, c’est son format qui m’a plu dès le départ : de taille moyenne, il ne prend pas beaucoup de place ; on peut le porter en cas d’urgence, et il a tout d’un grand chien car il peut se montrer imposant.

Le Shar-peï peut être un gardien efficace, et même s’il a une réputation de chien peu aboyeur, quand il donne de la voix, il affiche sa présence !

Il est très adaptable dans son mode de vie. Du moment qu’il est avec nous, tout va bien.

La propreté est rapidement acquise dès le plus jeune âge.

Au vu de sa personnalité, on a vraiment l’impression de vivre avec une véritable personne plutôt qu’avec un chien.

Les principaux défauts du Shar-peï :

Il a les défauts de ses qualités !

Indépendant, il peut répondre à nos sollicitations avec peu d’entrain. Il faut savoir le motiver.

Il est facile à éduquer, du moment qu’on y va en douceur, mais il se braque facilement s’il estime qu’on va trop loin. S’il perd confiance en vous, il vous ignorera ou aura peur de vous. Il vous faudra alors le reconquérir.

Certains individus n’aiment pas être manipulés ou contraints physiquement par des personnes qu’ils connaissent peu, d’où parfois une méfiance à leur égard de la part de certains vétérinaires.

En général, ce n’est pas un chien qui restera à vos côtés pour se faire câliner (il y a des exceptions bien sûr), il préfère rester un peu plus loin et garder un œil sur vous. D’ailleurs, la texture de son poil n’est pas des plus agréable à caresser car il peut se révéler urticant sur les peaux fragiles.

Le Shar-peï n’est pas le genre de chien avec qui vous jouerez à la baballe pendant des heures. Vous lancerez la balle et bien souvent il se contentera de la regarder passer ! Par contre, éventrer des peluches est un véritable délice pour certains.

Ce chien n’aime pas l’humidité. Si vous souhaitez faire asseoir votre Shar-peï sur de l’herbe humide, je vous souhaite bon courage ! Au mieux, il pliera légèrement les pattes pour vous faire plaisir ; au pire, vous n’arriverez même pas à lui faire poser un coussinet sur l’herbe ! Il peut se retenir longtemps de faire ses besoins s’il ne souhaite pas sortir à cause du temps. Il faut savoir que le Shar-peï ne possède pas de sous-poil.

Quand il fait sa mauvaise tête alors qu’il est en laisse, il apprend rapidement à s’arc-bouter et à retirer son collier par un simple mouvement en arrière.

La santé du Shar-peï :

Le Shar-peï est un chien si particulier qu’il a une affection qui porte son nom :

– la fièvre familiale du Shar-peï :Il s’agit d’épisodes de fièvres sans raison apparente qui peuvent durer de 12 à 36 heures en moyenne, avec parfois le gonflement d’un jarret. On rapproche généralement cette affection à une maladie d’origine inflammatoire :

l’amyloïdose rénale : des dépôts se font sur les reins et l’insuffisance rénale survient. Des recherches génétiques sont en cours à ce sujet.

l’entropion : l’excès de peau du Shar-peï peut se retrouver au niveau des paupières. Celles-ci s’enroulent sur elles-mêmes et frottent sur la cornée. Il est alors nécessaire d’opérer afin de retirer cet excès de peau qui peut, à la longue, endommager l’œil. Cette opération n’est conseillée que lorsque le chien est adulte. S’il s’agit d’un chiot, la pose de fils temporaires peut régler le problème.

Les problèmes de peau sont moins courants grâce au travail des éleveurs consciencieux. Quand ils surviennent, ils peuvent être liés à une allergie.

La réaction des gens :

Mes chiens font souvent peur. Leur tête est imposante, leur musculature aussi et l’assurance qui s’en dégage font que certaines personnes s’écartent pour ne pas les croiser.

Je ne parle même pas du nombre de fois où on m’a demandé s’il s’agissait de Pitbull !

Certains n’hésitent pourtant pas à s’en approcher et montrent un grand intérêt. Mais le fait qu’ils soient plusieurs calme les ardeurs, c’est certain.

Ceux qui s’en approchent en souhaitant leur tapoter la tête essuieront un recul net du chien. Les Shar-peï aiment aller renifler les inconnus, mais pas forcément se faire toucher.

Attendez-vous à ce qu’on vous parle souvent du prix de votre chien. En effet, le Shar-peï était très cher à une certaine époque, car la race venait de s’implanter en Occident et la demande était très importante. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Le budget que mon chien représente
:

Voici ce que nous coûte chacun de nos chiens :

– achat (en élevage) = il faut compter entre 1000 et 1200 € en moyenne (je précise que mes chiens ne viennent pas d’un élevage, leur cas est particulier)
– vaccins annuels = 50 €
– nourriture = par chien environ 8 kg de croquettes par mois (croquettes Husse à 49 €/paquet de 15kg), soit 300 € à l’année

S’ajoutent les frais divers propres à tous les chiens :

– produit anti-tiques et puces
– vermifuge (2 fois par an = 24,80 €/chien)
– shampoing (2 lavages par an environ)

Concrètement, voici le montant des soins vétérinaires pour l’un de mes chiens (Bao Dai, mâle non castré de six ans) en 2012 :

– prostatite : 94,50 €
– allergie : 32,50 €
– points de suture (avec anesthésie et antibiotiques) suite à une bagarre : 168 €

Personnellement, je ne jure que par le Shar-peï : son tempérament, son format, tout me va chez lui.

N’hésitez pas à faire part de vos expériences avec cette race dans les commentaires !

Karole

http://sharpei-attitude.fr